Un costume sur mesure bien entretenu dure 15 à 20 ans. Mal entretenu, il vieillit en 3 ou 4. La différence ne tient pas au tissu ni à la construction — elle tient aux gestes quotidiens. Voici ce que François et Pierre conseillent à chaque client lors de la remise de sa pièce.

Le brossage : le geste le plus important

Après chaque port, brossez votre costume avec une brosse à habits en poils naturels (crin de cheval ou sanglier). Ce geste prend trente secondes et fait tout :

Brossez dans le sens du fil, de haut en bas, en insistant sur les revers et les poches. Une brosse de qualité coûte 20 à 40 € et dure une vie entière.

Le repos entre deux ports

La laine est une fibre vivante : elle absorbe l’humidité et se déforme sous la pression. Après une journée de port, laissez votre costume reposer au moins 24 heures avant de le remettre — idéalement 48h.

Suspendez-le sur un cintre en bois large, aux épaules arrondies, qui respecte la forme du veston. Évitez les cintres fins en métal ou en plastique qui déforment les épaules sur le long terme. Si vous pouvez, suspendez-le une heure près d’une fenêtre ouverte : l’air frais chasse les odeurs et aide la laine à retrouver sa forme.

Le pressing : deux fois par an, pas plus

C’est le conseil qui surprend le plus nos clients : un costume sur mesure ne devrait pas aller au pressing plus de deux fois par an. La vapeur et la chaleur répétées usent les fibres, écrasent l’entoilage et ternissent le tombé.

Entre deux pressings, un passage à la vapeur à la main suffit. Tenez un fer à vapeur ou un défroisseur à 10–15 cm du tissu — jamais en contact direct — et laissez sécher à plat quelques minutes.

Pour le pressing professionnel : choisissez un tailleur-presseur, pas une pressing industrielle. La différence est considérable. N’hésitez pas à nous rapporter votre costume à l’atelier — nous nous occupons du pressing nous-mêmes ou orientons vers un presseur de confiance.

Le rangement dans la penderie

Quelques règles simples pour la penderie :

Les retouches et réparations

Un bouton qui se descelle, une couture qui lâche légèrement au niveau du coude, un ourlet qui s’effiloche : ne laissez pas traîner. Un petit défaut réparé rapidement coûte très peu. Le même défaut ignoré pendant six mois devient une intervention majeure.

Et si votre silhouette évolue — quelques kilos en plus ou en moins, une épaule qui change — revenez nous voir. Votre patronage est conservé dans nos archives. Nous pouvons adapter le costume à votre nouvelle morphologie pour une fraction du prix d’une nouvelle pièce.

Ce qu’il ne faut jamais faire

Ces gestes simples, appliqués régulièrement, sont la raison pour laquelle certains de nos clients portent encore avec fierté un costume que nous leur avons taillé il y a quinze ans.

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